Lecture de Sri Aurobindo
Hier belle rencontre avec G. un français retraité installé à Pondichery passionné de Sri Aurobindo et qui enseigne le français à l’Ashram. Bel échange autour de notre passion commune : nous faisons partie l’un comme l’autre de ceux qui, dès l’adolescence, sont tombés dans la « Vie Divine » comme Astérix dans sa cuve de potion magique. Depuis cette sorte de conversion de la psyché, nous sommes gonflés à bloc de motivation et d’engagement pour l’aventure de la conscience telle que l’a si magistralement et incomparablement formulé Sri Aurobindo dans ses fondamentaux.
A l’heure où l’on étudie en copiant-collant wikipédia et ou l’on se « forme » sur tous les sujets avec Youtube on peut comprendre que la lecture des ouvrages fondamentaux de Sri Aurobindo puisse paraître difficile. Ceci dit c’est un long voyage dont on ne ressort pas indemne, qui bouleverse radicalement notre manière d’être, de penser et de vivre. Contrairement à beaucoup de lectures ce n’est pas un « baume spirituel » qu’on applique ponctuellement et qui fait du bien.
C’est une façon complètement différente de faire fonctionner nos neurones. A mesure qu’on avance dans la Synthèse des Yogas, dans la Vie Divine, dans le Cycle Humain…et leurs milliers de pages une vision plus circulaire et plus intégrative s’infuse dans notre manière d’être et de penser. Dans tous les domaines notre horizon s’élargit dans des proportions étonnantes, une autre respiration se fait jour dans notre » être au monde ». En fait Sri Aurobindo nous entraîne de manière heuristique et pédagogique dans une série de boucles de cohérences démonstratives, lesquelles, de paliers en paliers, nous acheminent vers une vision toujours plus unitive et intégrative. Cette vision et cette approche finissent par s’infuser en nous et devenir opératoire en changeant notre propre perception. C’est tout à fait étonnant et unique !
J’ai commencé à lire Sri Aurobindo à 16 ans. J’ai dévoré la Vie Divine en m’y prenant à plusieurs fois avec des dictionnaires de philo ( Lavelle et Bréhier !). Je sentais tellement la force et la richesse de cette oeuvre que je ne cessais de m’y atteler malgré mes limites et celles de mon milieu. Je captais déjà cette vibration circulaire et intégrative dont je mesurais la force et l’intelligence et que je goûtais comme un miel, un soma, un ananda. Je découvrais également avec un infini bonheur la Synthèse des Yoga et mesurais l’incroyable différence avec celles de Vivekananda et Sivananda qui semblaient comparativement de fades exposés.
La lecture du Cycle Humain a achevé ma cuvée d’élixir. Non seulement Sri Aurobindo m’offrait sur ses épaules de géant des perspectives métaphysiques et spirituelles d’une facture unique, d’une expression magistralement précise et charpentée, mais tout cet ensemble s’articulait concrètement dans l’histoire culturelle et sociale du monde. Non seulement je goûtais une série d’expériences d’expansion des limites de mon mental, du surmental, et toutes sortes de flux expressifs de l’être psychique, mais voilà que je m’inscrivais dans une expérience globale et historique progressive. Je n’étais pas une monade méditative et perplexe face à un monde déchu, mais devenais un acteur qui pouvait inscrire concrètement mon travail personnel dans celui de l’enfantement du monde à venir !
J’ai tant d’amis bouddhistes et autres méditants qui se posent avec une certaine impuissance ou une certaine perplexité dans leur relation individuelle au monde, souvent accaparés par des problématiques de gestion de l’égo que c’est une véritable libération de se sentir acteur engagé dans la transformation du monde et de mettre son égo, son Agni, ses charismes et sa foi et toutes ses ressources au service de la Shakti créatrice !
Nouvelles comme-ci comme-ça
Il y a pas mal de mouvements actuellement, tant au niveau de l’Ashram que d’Auroville.
L’Ashram
Au niveau de l’Ashram on assiste à une sorte de schisme autour du livre de Peter Heers, « les vies de Sri Aurobindo » paru en anglais il y a peu. Cet ouvrage a suscité de véritables foires d’empoigne et des controverses à n’en plus finir, du fait de sa posture « scientifique », des questions et des analyses audacieuses voir provocantes auquel s’est livré l’ex-archiviste de l’Ashram.
Un groupe radical et conservateur, parmi lequel se trouve un conférencier connu, Sradhallu, s’est soulevé pour contester le point de vue modéré de l’Ashram à l’égard de l’historien. Ce groupe souhaite le bannissement et l’expulsion officielle de M. Heers par les autorités de l’Ashram et des poursuites contre ce dernier et son ouvrage. Il est même question d’engager des recours auprès des tribunaux pour interdire son ouvrage en Inde ! Les autorités de l’Ashram s’y refusent par respect de la liberté d’expression ! Donc ça chauffe en ce moment et il y a même des manifestations et des échauffourées !
Nous nous réjouissons de la position de l’Ashram qui n’est pas tombé dans le conservatisme religieux mais s’est maintenu dans une attitude de respect et d’ouverture.
Auroville
Juste un point à noter, particulièrement remarquable et positif pensons-nous : il y a quelques jours s’est déroulé une rencontre entre des administrateurs d’Auroville et des représentants de la Sri Aurobindo Society en provenance de plusieurs branches indiennes ! Une nouvelle génération se fait jour dans cette institution créée par Mère, mais qui a posé tant de problèmes aux aurovilliens dans les années 80. La rencontre a été positive avec un souhait mutuel de regarder vers l’avenir et d’envisager un rapprochement entre les deux entités dans le respect des différences et des approches, et dans le respect de l’intégrité d’Auroville.
http://www.aurovilleradio.org/spirituality/evolution/2671-sri-aurobindo-society–next-steps
Darshan au mausolée de Shirdi Sai Baba
Impressionnante plongée dans l’univers dévotionnel indien !
Une vraie Mecque hindouiste cette ville de Shirdi ! Des bus de tout le pays, un flot incessant de pèlerins…Tout le monde converge vers le mausolée de ce petit bonhomme qui marqua son temps par son humilité, son dévouement aux autres et ses charismes mystiques. Les hindous et quelquefois des musulmans soufis viennent par milliers pour lui rendre hommage, adresser des prières et des voeux. Attention je rappelle bien que nous parlons de l’original Saï Baba, et pas de celui qui a défrayé la chronique de ces dernières décennies avec ses miracles discutés. Le voici dans une de ses rares photos.
Nous voici donc avec nos trois amis indiens, à 1h30 du matin, devant le portail d’entrée des visiteurs VIP : ceux qui auront un accès direct au saint des saints, tout près de la murti de Saï Baba et des prêtres brahmanes qui officieront sous nos yeux ! Nous avons la chance d’être les premiers de la longue ligne qui va s’allonger d’heure en heure jusqu’à l’ouverture du portail à 3h30 du matin ! Nous avons d’abord dû déposer nos chaussures dans un « office » spécialisé, ce qui fait que nous sommes tous pieds-nus au bord de la longue route fréquentée qui jouxte le portail. Des chiens trainent ça et là, d’énormes camions passent à quelques mètres de notre trottoir, tandis qu’un flot incessant de pèlerins se rue dans l’entrée principale, celle des « moins payants » qui n’auront qu’une vue distante de la cérémonie. Pas un seul européen dans la file de centaines de personnes…les gens nous parlent avec plaisir et sont enchantés que nous venions rendre hommage à Saï Baba !
A 3h30 du matin le portail des VIP s’ouvre et c’est le rush ! Nous nous maintenons comme nous pouvons dans notre alignement et notre place de premiers, et nous nous faufilons presque en courant dans un dédale de couloirs. Subrepticement les femmes se retrouvent dans une allée parallèle. Nous finissons notre course en entrant sous le grand porche lumineux de l’entrée du temple. Dans une transe généralisée chacun pousse comme il peut pour se rapprocher de l’autel qu’entourent des brahmanes vêtus de rouge. La statue de marbre fin de Saï Baba trône derrière un voile. La cérémonie commence en grande pompe et à coup de grandes trompettes dans un nuage d’encens, suivi de bhajans accompagnés par un harmonium et des tablas… Par une série de chances et avec le soutien de certains dévots étonnés de ma présence je me retrouve directement face à l’autel. Un moment intense de méditation et de grâce !
Nous quittons les lieux quelques heures plus tard au petit matin à la fois impressionnés, ravis et étourdis de sommeil…!
Pour retrouver nos esprits nous nous baladons avec nos amis dans l’immense bazar du Centre.
Méditation à l’aube au Matrimandir
Nous avions le bonheur d’y être. Beaucoup de monde. La rencontre de Jacqueline, la compagne de Roger Anger. Happy birthday Auroville !
Chez jaya et Nico
Pour la première fois nous nous retrouvons logés chez des aurovilliens ! Et pas chez n’importe qui, chez notre amie Jaya et son mari Nico, de vrais anciens, des durs de durs ! Cela change pas mal de choses, et commence à nous donner un profil plus « aurovillien ». Cela augmente notre capital de confiance au yeux de tous nos nos nouveaux amis et collaborateurs. D’ailleurs nous avons déjà d’autres invitations…
C’est donc dans leur magnifique maison en pleine forêt dans la Communauté Gaia que nous logeons et que nous passons une partie de cette journée du Golden Day. Je travaillais cet après midi sur internet dans leur salon vitrée quand j’ai vu apparaître dans le jardin un magnifique petit groupe de paons. Quand Nico se met à jouer Bach au piano le matin, cela devient enchanteur !
Jaya s’occupe de l’Unity pavillon et est très engagée sur l’Ethiopie et l’Afrique. Nos échanges sont intenses. Nous portons tous en nos coeurs et dans le regard les braises du travail de fond qui nous habite. Ce matin du Golden Day Nico est parti au Darshan à la chambre de Mère.
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Encore des rencontres !
Auroville nous entraîne dans un geyser de créativité, de feu et de beauté.
Rencontrer notre ami Georges Van Vrekhem est chaque fois pour nous un pic d’inspiration. Ce septuagénaire flamand – il a près de 77 ans – donne des conférences remarquables, écrit des livres inspirés toujours relatifs au mouvement évolutif qui agite la planète. Il le fait avec ce discernement et cette profondeur que donnent une vaste culture et une grande profondeur historique associées à une très fine connaissance intellectuelle et expériencielle de l’oeuvre de Sri Aurobindo et de Mère.
Nous nous régalons de nos entretiens sur l’Islam et ses dramatiques tensions évolutives, mais aussi sur les deux dernières guerres mondiales et moults sujets qui aboutissent toujours à une contextualisation originale, intelligible et éclairée par la vision intégrale et évolutive de Sri aurobindo. De plus, les entretiens avec Georges ont toujours une dimension heuristique et ils apportent un changement de perspective chez ceux qui l’écoutent.
Georges nous fait une dédicace de son nouveau livre au restaurant Aurelec !
Dans le toboggan d’énergie d’Auroville
Comme pour la plupart de nos séjours à Auroville, nous sommes dans un rush de rendez-vous qui s’enchaînent les uns après les autres, et qui tournent tous autour des liens entre l’Aurovillage et Auroville. Un vraie Grâce, la rencontres de gens formidables, qui sont tous au coeur de tas de défis avec l’aspiration évolutive chevillée au corps et au coeur.
Nous sommes donc dans un turnover continu de rendez-vous avec toutes ces personnes attachantes que nous commençons à bien connaître et qui deviennent progressivement des amis. Quand on pense que certains de nos amis de France s’imaginent que nous sommes en vacances !
Prenons l’exemple d’aujourd’hui : nous avons eu ce matin une rencontre avec une journaliste d’Auroville-presse pour remettre des photos liées à la parution d’un prochain article sur l’Aurovillage dans la Revue d’Auroville. Puis une séance de travail avec l’équipe d’Aquadyn, Bhagavandas et ses collègues pour envisager les modalités de partenariat opérationnel sur l’Afrique par le biais d’Orange Bleue Afrique et de l’Aurovillage. Pendant ce temps Rachel est allé avec sa fille Aïda rencontrer l’équipe d’AVI International, le Réseau international des centres d’Auroville. Ensuite à midi, étude de notre plan de l’Aurovillage à Tawn hall avec Luigi puis repas ensemble et discussion intense. Puis rencontre de Michelle Decoust, réalisatrice du film « Auroville, une terre pour demain », et intérêt de Michelle pour envisager une visite au Burkina faso et un film sur l’Aurovillage. Enfin le soir dîner avec Jaya et son mari Nico, qui par ailleurs nous hébergent dans leur magnifique maison au coeur de la jungle aurovillienne.
Une journée emblématique, donc. Quelques photos faites ces jours-ci…
Avec Luigi, toujours aussi enthousiaste et chaleureux ! Ce qui intéressant avec Luigi, outre sa faconde et sa générosité expressive italienne, c’est le sens de la vision globale d’Auroville, des grands aménagements à venir, de la dynamique du fund raising international et des partenariats institutionnels internationaux (Unesco et autres). Certes, cela peut-être à des milles de l’esprit de tous ceux qui préfèrent planter des carottes ou méditer dans la simplicité volontaire la plus aboutie, ceci dit c’est aussi un travail dans la matière des organisations et des hommes, et qui a son importance pour le développement d’Auroville. Toutefois on peut aimer planter des carottes, être simple et mettre ses compétences en management organisationnel et en fund-raising international au service de la Cause !
Il y a quelques jours nous avons eu le plaisir de retrouver nos amis sud-africains Jasmine et son mari Aravinda (dans la photo nous sommes avec Jasmine dans l’entrée de la magnifique maison d’une des fermes de l’Ashram). Ils nous avaient écrit avec enthousiasme en découvrant l’aventure de l’Aurovillage, partageant leur émotion de voir émerger quelque chose en Afrique. Ils ont par ailleurs fait parvenir au Burkina faso une trentaine de grands panneaux d’une expo qu’ils avaient faits en Afrique du Sud ! Nous les retrouvons donc avec plaisir, car ce sont des personnes consacrées de coeur et pleine d’une belle aspiration. Nous décidons d’aller ensemble retrouver celui qui s’avère être un ami commun : le cher Baburam et sa ferme écologique !
Avec Baburam en bleu, Jasmine et Aravind qui encadrent Rachel et Aîda, et à droite un ami résident avec Baburam. Nous partageons avec Baburam, mais aussi avec nos amis sud-africains une grande passion pour l’agriculture naturelle et toutes les techniques écologiques qui restaurent les liens entre la Nature et l’être humain. L’Inde est en ce moment une vraie pépinière d’innovation en agro-écologie/permaculture, mais aussi de réactualisation des connaissances védiques traditionnelles liées à la production végétale naturelle et la valorisation de la vie rurale. Des dizaines de vieilles techniques perdues reviennent à jour, le plus souvent fondées sur l’osmose entre l’homme, les plantes, la vache et la terre. Nous avons partagé tous ensemble au sujet de l’approche de Subhash Palekar, que ce dernier appelle « Zéro budget natural farming » avec exemples à l’appui… Nous envisageons peut-être d’aller lui rendre visite près de Mombai…
Sur Auroville
Notre relation à Auroville est un peu paradoxale dans le sens où nous avons le sentiment « d’en être » tout en vivant « à l’extérieur ». Nous portons par ailleurs un projet pour les prochaines années à Auroville même.
Difficile donc d’attendre de nous un point de vue distant et analytique sur tel ou tel point. Notre engagement dans l’expérience de l’Aurovillage en Afrique, les difficultés éprouvées, les détours et les surprises rencontrées, nous incitent à beaucoup de modestie.
Nous avons compris que l’aventure d’Auroville s’inscrit dans des temps longs : 50 ans, 100 ans à l’échelle d’Auroville sont des temps courts ! C’est un peu difficile à encaisser pour nos petites vies, mais il y a de fortes chances que la majorité d’entres nous et même de nos enfants ne connaissent pas Auroville sous la forme que Mère avait décrite.
C’est encore plus difficile peut-être à supporter pour les amateurs de miracles, les adeptes du calendrier maya, les millénaristes de tous bords, bref pour ceux qui attendaient un évènement parousique, une accélération évolutive telle que nous pourrions être témoins oculaires de la manifestation supramentale ! En tant qu’enfants de la post-modernité nous sommes tous plus où moins touché par la piqûre de l’urgence qui voudrait faire coincider l’évolution du monde et de la conscience et notre courbe de vie !
Il nous manque un peu cet esprit de sagesse des bâtisseurs de cathédrales qui entreprenaient ces ouvrages avec dévotion et anonymat en sachant que leurs vies seraient trop courtes pour voir l’aboutissement de leurs chantiers. Ils oeuvraient dans un esprit de service pour le Divin – Notre Dame, encore Elle ! – et les générations futures.
Auroville est un vaste chantier à ciel ouvert porté par une poignée de visionnaires engagés à vie et oeuvrant sans filet, un laboratoire complexe et incertain, paradoxal, génial, plein d’insuffisances et de lacunes, mais toujours en mouvement et en recherche. Ce qui en soit est un vrai Miracle.
Il faudra sans doute encore une cinquantaine d’années pour que l’infrastructure soit en place, pour que les formes sociales de régulation collective et de bonne gouvernance voient le jour avec un certain aboutissement. Il est risible de faire porter ses critiques sur ces questions sans laisser au Dieu Chronos, aux aurovilliens actuels et à venir le temps de bien avancer à la fois techniquement et « expérientiellement » sur ces questions.
Un petit tour à Auroville
Ce matin nous voici en route pour Auroville. Nous allons à la rencontre de notre ami architecte Satprem Maini, fondateur du Earth Institute d’Auroville. Une des actions phares d’Auroville qui a développé une reconnaissance et une expertise internationale pour la construction en terre.
La route qui nous crapahute vers Auroville, après la bifurcation de Pondy témoigne des dégâts phénoménaux sur la forêt. Celle-ci est littéralement éclaircie, mettant à jour des troncs arrachés, des racines retournées… D’interminables tas de bois jonchent le bord des voies. Ceci dit les grands travaux de déblaiement ont été opérés, et la majeure partie des sites et des bâtiments son indemnes. La ruche aurovillienne continue…
C’est avec un grand plaisir que nous retrouvons notre ami Satprem Maini dans son Institut qui n’a pas souffert du cyclone. Satprem est toujours pareil à lui-même : une spiritualité de coeur rayonnante ancrée dans l’action et la matière. Nous préparons avec lui un partenariat qui permettra à l’Aurovillage du Burkina faso de devenir un pôle ouest-africain de la construction en terre.
Retour en Inde !
Nous voilà de nouveau à Chennai ! Un vrai marathon que cette existence partagée entre la France, le Burkina Faso, le Maroc et l’Inde. Ceci dit, c’est toujours un enchantement d’arriver en Inde. D’autant que notre « famille indienne » nous accueille toujours avec cette hospitalité généreuse et spirituelle si typique.
Au programme :
- Pondy et Auroville. Nous y rencontrerons nos amis, comme satprem Maini de l’Auroville Earth Institute, Bhagavan das, Georges Van Vekhrem, Jaya du Pavillon International, Claude du Pavillon de France, sans doute Aviram de Sadhana Forest, Stéphane de Kokopelli…. Sans oublier nos nouveaux amis sud-africains : Jasmin et Aravinda…
Bien sûr toutes les visites de nos amis de l’Ashram Sri Aurobindo, une station spirituelle au samadhi de Sri Aurobindo et Mère. Et peut-être pour moi une visite à Tiruvanmalai, chez ce sacré Maharshi qui a tant marqué mon adolescence.
- suivi d’un séjour/pèlerinage chez le Sai-Baba de Shirdi, le vrai et l’original, pas celui qui a défrayé la chronique avec ses miracles ces dernières décennies. Sai Baba de Shirdi est une figure universellement connue en Inde, à la croisée de l’islam soufi et de l’hindouisme.
Voici ce que dit Wikipedia de Sai Baba de Shirdi :
« Shirdi Saï Baba est un guru indien, qui enseigna à Shirdi (Maharashtra), né en 1838 et mort le 15 octobre 1918. Il était un brahmane devenu fakir, yogi, et sadhu, puisque considéré par les musulmans, tout autant que par les hindous (qui voient en lui un avatar de Dattatreya ou de Krishna), comme un saint homme, et un grand sage. On ne sait rien des origines de Sai Baba, hormis celle qu’il donna : orphelin de parents hindous et brahmanes, il fut recueilli par des musulmans soufis1. On ignore même le nom que lui donnèrent ses parents naturels et ses parents adoptifs. Son titre de Sai Baba révèle le métissage culturel qu’il incarne : Sai est un terme d’origine islamique, et Baba, hindou. Un jour, alors adolescent de 16 ans, arrivant dans le village de Shirdi et inconnu de tous, vêtu de la tenue traditionnelle des soufis, mais pratiquant des exercices religieux spécifiquement hindous (yoga), il s’installa dans une petite mosquée pour y vivre toute sa vie, recevant des offrandes qu’il donnait aux animaux, aux pauvres et aux lépreux, pour n’en consommer que les restes. Les Indiens de toute confession eurent tôt fait de voir en lui un baba (« père » en hindi), proche du soufisme et de l’hindouisme à la fois, enseignant sur le Coran et les écrits sacrés hindous en même temps. Fakir est la manière la plus commune que Sai Baba donna pour nommer Dieu. Ses dévots et admirateurs affirment qu’il réalisa nombre de miracles, de son vivant et après sa mort. Il avait une complicité mystérieuse avec les animaux : lorsqu’un jour un habitant de son village battit violemment un chien, on retrouva le lendemain le corps de Sai Baba recouvert de larges plaies, preuve pour ses fidèles de sa compassion infinie et de son identification à tout ce qui vit, digne d’une compréhension totale du Brahman. Il fut enterré à sa demande dans un temple hindou qui lui est désormais consacré à Shirdi. Il est encore très vénéré par des millions de fidèles en Inde. Son image est omniprésente à Mumbai ».











